Tulip No Future

10/12/2005 - 18/12/2005

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TULIPE NO FUTURE consiste à mettre en place des supports  lumineux, imprimés, participatifs et performatifs qui visent à toucher les habitants et utilisateurs de la place ainsi qu'un plus large public sur la question de l'aménagement urbain privé et public. Ces différentes formes : flyers, affiches, luminaires et performances ont été réalisées par plusieurs artistes afin d'activer l'imaginaire du public quant aux questions d'architecture et d'urbanisme. Le public va en effet réagir à des propositions fictives de projets utopiques de type moderniste, parodique, idéaliste ou futuriste. Le processus de réception du projet correspond alors à celui de la concertation des habitants. Il s'agit donc bien de créer une fiction qui permet de participer à l'écriture urbaine de son quartier.

Le projet Lupti Plaza de Gauthier Pierson propose un éclairage destiné à redessiner l'ambiance de la place la nuit en période de fête.

Avec Il y a, il y eut, il y aura, Philippe Zunino, Christophe Gerbault et Jérôme Giller s'attaquent aux mythes modernistes.

Avec le soutien du Service de l'Education permanente de la Communauté française de Belgique.

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Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Je vous demanderais de vous laisser guider par nos collaboratrices et collaborateurs de projet, Véronique, Sonia, Jérome et Christophe. Ils vont vous distribuer des objets destinés à la compréhension de Tulip No Futur.

Chers amis, peuple belge, pays de la bonne bière et de la convivialité :

L’extrême simplicité rejoint l’extrême culture : il y a , il y eut, il y aura !
ainsi en est-il de tous temps.

Tout d’abord merci, d’être venus nous rejoindre autour de cet événement consacré au réaménagement de Chatellaillon sur plage, comme les habitants du quartier aiment à le nommer,  merci de participer à cette rencontre dominicale organisée par Komplot à savoir les charmantes Véronique et Sonia, avec le soutient du service de l’éducation permanente de la communauté française, en partenariat avec l’Echevinat de la culture de la commune d’Ixelles Pan Africa et Le Corbusier, rencontre placée sous le choix de la décision, qui donnera lieu en un premier temps à une conférence rustique (celle que j’entreprend devant vous) suivit d’une consultation collective placée sous le signe de l’incompréhension partagée et de l’hésitation collective face à un projet nouveau et original souhaitons le !
       
Merci encore d’être venus parce que ce projet intitulé Tulip no Futur peut prêter à malentendus, il n’a rien à voir avec le NO FUTUR Punk, mais s’inspire directement du nom des rues avoisinantes rue de la tulipe, rue du Conseil, rue de la Crèche et rue Sans Souci. Voir un peu plus loin la place Fernand Cocq (avec la maison communale de ixl), la rue Mercelis avec son célèbre Théâtre et la chaussée d'xl avec ses magasins d'habillements (levi's, h&m, celio, etc....)

De plus, son sous-titre son sous-titre Psittacisme (parce qu’il y en a un, comme dans les poupées gigogne) n’est pas des plus simples, je vais donc essayer de faire au plus court.


Alors pourquoi ce titre :

Psittacisme veut dire action de répéter mécaniquement les choses.
Ce terme est à rapprocher des formes d’industrialisations de masse les plus variées : objets de consommation courante, industries alimentaires, micro informatique, automobiles, etc… mais également de l’industrie culturelle contemporaine, qui implique que la répétition mécanique de la valeur créative - c’est à dire  médiatisable , ceux qui ne suivent n’ont qu’à me faire signes, comme ceci et je le répéterais mécaniquement –  je reprend que la  répétition mécanique de la valeur créative donne du sens à l’argent donc à l’art qui  donne du sens à l’Argent pour que l’Argent donne du sens à l’Art.
       
Or ici prochainement nous serons dans la valeur de l’art et c’est vous qui en serez les titulaires. Dur choix n’est-ce pas, je sens que nombreux s’en dédient, mais nous sommes là pour activer vos indécisions et accélérer vos hésitations, en effet pourquoi limiter l’art.
       
Pour bien saisir l’effet du Psittacisme contemporain cette phrase est à répéter d’une seule voix en famille ou avec vos proches sous la forme d’une ritournelle, semblable à celle que la télévision diffuse chaque jour à l’heure du journal télévisé.

L’extrême simplicité rejoint l’extrême culture. Donc Pourquoi limiter l’Art. Sans imiter la nature.

Ce qui vous donnera l’impression de ne pas l’être, sachant que la prière est le premier médicament du monde. Vous me direz que ça n’a rien à voir et je vous répondrais que oui, mais à une époque où tout le monde à tendance à dire n’importe quoi, je me devais d’être comme tout le monde.

Pourquoi limiter l’art ? et pourquoi imiter la nature ?

Derrière les montages, il y a des mers, dans les mers il y a des poissons, beaucoup de mammifères, derrière les côtes et les plages  il y a des villages et des villes, dans ces villes il y a des paysages, des paysages urbains, qui se caractérisent pas leurs grandes tailles, leurs immencité, c’est pour ça qu’on les appelle des cités, derrières les maisons et les immeubles il y a des objets, beaucoup d’objets, il y a aujourd’hui des objets partout et derrière les objets, il y a des gens ,parce que sans les habitants il n’y aurait rien, les objets ne seraient rien sans les humains, en effet pourquoi y-t-il quelque chose plutôt que rien ?

Vaste question,alors je dirais plus simplement qu’il y a Chatellaillon sur plage, parce que Chatellaillon sur plage est un lieu que l’on peut décrire comme lieu de villégiature des habitants d’XL qui est particulièrement apprécié par toute la communauté qui l’anime et qui se répartit comme suit, d’une part dans les deux barres d’immeubles à notre droite et à notre gauche, immeuble que nous appellerons celui là et celui ci  et d’autre  part au regard des 4 rues qui l’enveloppent, bénéficiant d’un taux d’ensoleillement exceptionnel au regard du réchauffement climatique , nombreux sont les habitants du quartier à venir s’y promener en fin de journée  en compagnie des animaux préférés de la femme je veux dire son mari et son chien meilleur compagnon de l’homme, ou vis versa, on ne sait plus très bien compte tenu de la fréquence de passage aux heures de pointe.


Chatellaillon  sur plage à l’avantage incroyable de ne pas avoir de plage qui comme on le sait attire les touristes en grand nombre et risquerait de perturber le calme serein de cet espace de détente et de convivialité dédié à ses habitants et à leurs familles et amis, hors c’est dans cet espace que bientôt s’élèvera prochainement une œuvre,
une œuvre d’art et d’architecture bien sûr, d’art et d’architecture me direz vous ? mais pourquoi ?

je vous répondrai, d’art forcément, car pourquoi faire de sa vie une oeuvre d’art, et d’architecture car si on n’est pas déjà dans l’art on est forcément dans l’architecture, c’est ce qu’avait compris Le Corbusier, mais j’y reviendrais plus tard.
cette œuvre disais-je sera nous l'espérons signé par des créateurs qui saurons symboliser la verticalité des deux immeubles que nous avons appelé celui ci et celui là, mais aussi qui saurons mettre en évidence le caractère quasiment
sacré des échanges humains, je veux dire du farniente et du plaisir de vivre en bonne harmonie….etc….
ce qui n’est pas vraiment le cas en France dans les banlieux actuellement, notons le au passage, mais je ne suis pas là pour faire de la politique mais du Poétique
       
En conclusion je dirais : l’Art est une prothèse de langage, et  l’Architecture une prothèse du corps c’est pourquoi La transcendance est ailleurs.
Plus clairement elle est entre le corps et le langage, ce
qui lui donne un caractère d’unicité que seul le mot dieu ou entité arrive à évoquer malgré de nombreux légers malentendu, guerres, génocides,  destructions de la planète et j’en passes.
Apparaît alors le sens de notre double proposition: une incompréhension partagée mais à la loyale et les extrêmités finissent toujours pas se rejoindre, l’extrême simplicité est l’expression d’une extrême culture.

        C’est pourquoi lors de  la séance de consultation collective qui aura lieu dans les locaux de Pan Africa pas très loin d'ici nous allons questionner le corps et le langage, rassurez vous il n’y a rien de sexuel là dedans, il s’agit plutôt d’une référence à l’un des plus grands architectes de son temps.
        C’est à dire du siècle passé, je veux dire Le Corbusier, concepteur de grands ensembles tels que les Cités radieuses de Nantes et de Marseille architecte de la Chapelle de Ronchamps dans les Vosges en France, appelé plus fréquemment la chapelle du ronchon tant son concepteur avait un caractère bien forgé dans le langage direct et sans
linéarité.
        Alors Le Corbusier a inventé un système de mesure connu sous le nom de Modulor, ce système lui a permit de réaliser et surtout de conceptualiser son architecture, chaque partie du corps déterminant un élément de l'architecture, hauteur des plafonds, largeur des portes,
disposition des fenêtres, choix des matériaux, moyens de réalisations techniques en tous genres, élaboration de couloirs nommés rues, parce que conçus comme des rues de villes, en somme une ville dans un immeuble tout cela caractérise l'oeuvre architectural de Le Corbusier.
c'est la qualité de fabrication tout autant que son originalité pour l'époque...etc...
c'est ce que nous pouvons observer ici même dans la contuinité de ses recherches, agencement des formes, et de l'espace, c'est ce système de mesure que nous proposons de mettre à l'épreuve de la pensée,  parce que la forme, l'espace et le son tout cela ce ne sont que des conflits d'intérêts.

        Ce système nous permettra t-il de mesurer et d’établir un degré de communication idéal ?

le Modulor est-il capable de résoudre le dégré délévation humaine, et comment obtenir et maintenir un degré de conscience dans un monde en perpétuel déshumanisation.
Oui je sais c’est effrayant, mais il en va de l’humanité entière, aussi nous demandons à toutes les personnes se jugeant trop émotives pour participer à cette recherche artistico/scientifique de rentrer en bon ordre chez elles et de regarder la fin de l’émission de Michel Drucker sur France 2, ou d’aller au cinéma.

Pour conclure, je vous demanderais une minute de silence en hommage au Modulor de Le Corbusier une minute à écouter la ville, les bruits qui la compose et la recompose : agrandir la ville, élargir les murs, rendre la ville encore plus vivable, donner l'espace, car ce qui fort heureux dans ces deux immeubles c'est qu'il n'y en ai que deux parmi ces rues au passé chargé d'histoire et d'amour. Parce qu'en vérité Le Corbusier aurait aimé qu'il y en eut partout, ce qui laisse imaginer le pire; toutefois en ce qui nous concerne notre mise à l'épreuve du Modulor se situera esstentiellement dans le plaisir de l'échange de points de vues. Mais en maintenant a rigueur sans laquelle aucune expérience artistique siil y a mille raisons d'aimer le monde, dix mille raisons d'aimer sa maison. Et il y a il eut il y aura.


SILENCE.......


Merci, pour ceux qui le souhaitent  je vous demanderais de suivre nos collaborateurs vers Pan Africa pour un voyage au centre du langage et de la valeur d’échange sans contrepartie ni capitalisation de la pensée. Dernière chose il ya du vin chaud !

FIN

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Consultation artistique de Philippe Zunino :

Il est mort parce qu’il a fait semblant c’est pour ça qu’il est mort, regardez ! il me permet de parler de la conférence rustique de la chute de l’artiste sans son double.

Tout cela qui me touche, tout cela qui est secret. sacré
Oui car c’est d’un grand secret qu‘il s’agit

Soyez précis dans vos doutes
Soyez exigeant dans vos hésitations

C’est pourquoi j’aimerais que nous écoutions ensemble le silence d’une minute de silence, de mort.

maintenant que vous avez acceptés de vous taire, vous allez apprendre à mourir durant 35 minutes , et quand vous vous poserez la question de ce qui vous relie aux autres, vous saurez qu'il s'agit de la pensée, de l'amour et de la sexualité. vous songerez alors à la mort qui ne vous apparaîtra plus comme une évidence, mais comme une nécessité, votre nom apparaissant sur une liste sans fin.

Sachez qu'un chien n'a jamais obtenu le prix Nobel, et pourtant il ya beaucoup de gens qui ont un cerveau de chien, un cerveau qui ne leur permet pas d'aller plus loin.
Que 35 minutes sans métaphore avec la mort
35 minutes.
Ce n’est finalement pas grand-chose au regard d’une vie si courte fut-elle.
Car en vérité, il y a, il y eut, il y aura toujours
Du sens dans les extrémités

Oui parce que tout est affaire de malentendu et d’incompréhension
Parce qu’il n’est de choses mortes que quand l’amour est éteint
J’ai pris moi-même tant de formes bizarres, j’ai habité tous les excès, car mal beaucoup m’a été fait. Mais tant que tous s’inclineront d'évidence, j'irais d'actes en actes, pourront dire les acteurs, de plans en plans, mes mots seront affaiblis, mais je saurais que ma bétise, sera le regard absolu de ce que je ne verrais jamais plus.

Revenons donc au dialogue,
Derrière les yeux des spectateurs il ya des ordinateurs, derrière les ordinateur, il ya du contrôle du contrôle de partout c’est ce contrôle qui contrôle la déshumanisation c’est tous ces gens en col blancs qui te dirigent et te découpes lme cerveau en petit morceau. Derrière le cerveau il y a des bistouris, car il y a des hôpitaux partout, les rues sont remplis d’hôpitaux, les transports en commun débordent de malades mentaux en attente d’une guerre totale qui se cache dans leur trou de balle. Vous vous dîtes ce gars là dis n’importe quoi et ce gars là vous dit oui je dis n’importe quoi. Mais suis-je le seul dans ce cas. Jamais télé tu ne regardes. Télévision si toi regardé observera moulte corniauds qui disent n’importe quoi. Mais revenons au sens ou plutôt à la perte du sens. Je suis un symptôme. Je suis une forme qui pense. Je suis l’enragé idéal, je ne connais pas la haine.
C’est pourquoi le spectateur a peur, a peur non pas des acteurs mais des visions de la réalité.
Vous vous attendiez à ce que je vous dise des choses intelligentes et bien non je ne dis que des conneries et non seulement je ne dis que des conneries mais je les pense, et non seulement je les pense mais je les fait.
Oh vivants morts futurs accrochez vos pensées à des paroles plus durs que vous mêmes.

Car le plus difficile
Sachez bien au vous peuple absent que carmelo bene nous a si bien évoqué qu‘en ce monde il est bien difficile de trouver le langage qui permet de dénommer c’est à dire de retirer le nom des choses. Car quand viendra malheur sur cette terre, la révolte sera plus que nessessaire mais cette révolte ne serra pas une révolution de plus, mais une révolte née de l’anticipation, une révolte de la conscience.

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SUITE :


C’est pourquoi nous rendons aussi hommage à tous ceux qui nous précédé en cette voie.


Pasolini
Armand Robin
Guy Debord
Hannah Arendt
Erwin Piscatore
Hugo Ball
Bouliakof
Otto Muhl

Et tant d’autre dont Daniel Buren le dernier artiste engagé parcequ’il aime être partout , partout, comme nous tous.

Hier m'apprend tout, hier me donne la force de pouvoir oublier, pour continuer dans la lâcheté commune, hier me dit, tout recommencera, sans se répéter, se répéter dans les formes des expressions de la culture.

C’est pourquoi je vous dis :
Il n'y a plus d'écologie possible.

Hier j'ai fait un rêve dans lequel il n'y avait pas de pauvres.

Et aujourd’hui une voix me dit : Ne les tuez pas tous, sinon qui restera t-il pour nous servir. sans interdit


C’est ainsi que nous avons appris à ne pas capitaliser pas la pensée.

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PROJET DE GAUTHIER PIERSON: LUPTI PLAZA

texte de l'affiche:

Le 02-févr.-05, à 22:59, PIERSON Gauthier a écrit :

 
PLACE DA LUPTI + UNE IMAGE

Salut les filles,

Alors voilà je suis passé place de la Tulipe, ce lundi 31 janvier 2005.
C'est super!

L'ensemble ressemble à un complexe multifonctions basé sur le modèle de la citée radieuse et autre Tour Martini, tellement prisé dans les années ‘50 pour reloger à bas pris le baby-boom dans de micro-villages verticaux.

A vue de nez bien sûr et à vérifier!

Ce qui me plaît dans cette architecture sociale et parallèlement au développement qui s’y est produit, c'est l'addition des strates, des couches d’activités diverses dans le temps et la circulation. Habitants, commerçant, utilisateurs du parking, promeneurs, le tout situé au milieu d'un vieux village devenu ville.

Dans un premier temps, pour alimenter ma proposition, j'aimerais me plonger dans l'histoire de ces bâtiments, quartier à étages, et des environs.

Place Da Lupti, mon projet d’intervention, se construit sur deux axes:

1_ Découper une tranche horizontale du gâteau.
Un étage, une strate des deux tours est apparemment vide. Cet étage a l’air plus haut que les autres. Aurait-il été prévu pour servir d’espace culturel, éducatif ou administratif (peut être commercial mais il y a déjà les magasins au rez-de-chaussée avec un beau pignon sur rue*) ? Mon intervention viserait à souligner cet espace, à le mettre en valeur, par un traitement de surface des vitres accompagné de lumières. (monochrome, vibration, lumière).

2_Révéler un axe vertical.
Les cinq niveaux du parking. Propice à la circulation d’utilisateurs très divers.
Je pense à une pièce sonore basée sur le principe d’une signalétique améliorée, tronquée et poétique. Une nouvelle signalétique du parking pour redynamiser cet espace trop discret vu sa fonctionnalité.

Les deux éléments, son et couleurs créeraient un lien vertical entre les différentes strates de l’intérieur à l’extérieur des deux ensembles et de leurs usagers.

Il faut que je fasse gaffe, je deviens mystique!

Voilà vous avez déjà mon CV, je suis en train de faire un dessin de présentation que je vous envoie plus tard.

Merci, je suis super excité.
Vous embrasse
gauth


*Tous compte fait, elle est peut-être vachement bien pensée cette construction ! La galerie commerçante de le Corbusier, intercalée dans des étages d’habitations fait nettement plus camp de vacances où hôpital.

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