Happy x (n)

08/09/2006 - 30/06/2007

Freek WambacqJacques AndreJacques LizèneKurt RyslavyMeeuwMichael Van Den AbeeleOlivier BabinSimona Denicolai & Ivo Provoost

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Chaque mois de septembre 2006 à juin 2007, l'Epicerie audiovisuelle Le Bonheur a produit une exposition d'éditions sous le commissariat de Komplot, Lucas Stallearts et Meeuw.

1) Danielle Lemaire / Eva Van Deuren

 

FR:

Eva van Deuren et Danielle Lemaire, deux demoiselles artistes des Pays-Bas, se sont rencontrées un jour dans un bois alors qu’elles poursuivaient deux oiseaux: ceux-ci les ont menées d’un lieu sombre où elles s’étaient égarées à un refuge lumineux dans ce bois. A cette occasion, Eva et Danielle ont partagé leur univers magique et féérique à travers un concert, leur dernier et premier CD ensemble (produit par Audiobot), des disques, des livres, des dessins, des vêtements, des boissons magiques et des biscuits et encore beaucoup d’autres trésors...

 

NL:

Danielle Lemaire / Eva Van Deuren, uitgenodigd door Kosten Koper, zijn twee kunstenaressen van de lage landen, ze vonden elkaar in het bos, en volgden vogels die hen leidden van een donkere plek naar een schuilplaats. Ze zullen dan ook hun sprookjeskunsten met u delen door een live concert, hun eerste en laatste CD (op Audiobot), platen, boeken, grafisch werk, kledij, toverdrankjes, koekjes,… kortom, schatten om mee te nemen…

 

EN:

Eva van Deuren and Danielle Lemaire, two lady artists from the low lands,found each other one day in a wood while following two birds that led them from a dark place of lost to a light place of shelter in this wood. In their show at 'Le Bonheur' Eva and Danielle share their fairy magic through a live concert, their latest and first CD (on Audiobot), records, books, drawings, clothings, magical drinks and cookies and muchmore treasures ready for you to take home and bring you luck...

2) Christophe Terlinden

 

FR:

En connaissance de cause, car il s’agit de reproduire avec l’oeil et la main de l’adulte des gestes, des objets, un univers qui étaient familiers à l’artiste enfant: Une montagne de papier mâché, trouée d’un tunnel, réalisée à hauteur d’appui, hauteur de chaise, à défaut d’être réalisée à l’échelle de l’espace public dans le paysage urbain. Les lés de papier utilisés pour la montagne ont aussi servi de base à l’édition de multiples preséntés dans la sculpture-distributeur: 200 capsules à 1 euro, de ces capsules qui attisaient notre convoitise d’enfant, et réservent au passant qui s’arrête la surprise de découvrir des dessins de montagne, tous uniques.

Le dessin est froissé dans sa capsule de plastique: il faut ouvrir la boule, déplier le papier pour découvrir, avec l’expectative et le plaisir anticipés de la surprise réservée, “sa” montagne. Le relief induit par le défroissement du papier confère au dessin une tridimensionnalité accidentée en accord littéral avec le sujet, et lui donne corps, matière, lumière et vie.

3) Jacques André

 

EN:

After his exhibition ‘Abstraction sociale’ at Galerie Catherine Bastide, Jacques André (°1969, lives in Bruxelles) continues to work with his activation plan for the 'chômeur' and for Le Bonheur, he has created editions between optic art and psychedelia. Jacques André collaborated with Komplot, in 2004, for the VOLLEVOX project with a performative 'acid' video remix of ‘minable music hall’ by Jacques Lizène. This attitude of mediation which is characteristic of his work was also manifest in the installation which he presented at Biennial of Busan (South Korea) this autumn, in the exhibition 'Ici et maintenant' at Tour & Taxis (2001), in 'Playlist' with the Palais de Tokyo (Paris, 2004) and his book 'Voyage du temps perdu', published by Editions du souffle (2003). Jacques André collaborated with Brussels curator Jean-Paul Jacquet on projects in the Palais des Beaux-Arts, for BXL-MINI-FM (2000), in the exhibition 'Combined' (2002) with an installation alongside a CD edition of the Lizène project and more recently, on the web radio of Alias. He is member of the musical collective Electrosold and the Fan Club Orchestra.

 

FR:

Après à son exposition ‘Abstraction sociale’ à la Galerie Catherine Bastide, Jacques André (°1969, vit à Bruxelles) continue de travailler à son plan d’activation du chômeur. Pour le bonheur, il crée des éditions entre art optique et psychédélique. Les badges reproduisent en couleur les cachets de tampons de pointage maintenant disparus des 19 communes bruxelloises. Ces badges sont les produits dérivés de l’exposition ‘Abstraction sociale’ qui les présentait magnifiés, monumentalisés, en grand format, sur toile, accrochés aux murs de la galerie. Au Bonheur, l’artiste propose une version ‘prêt à porter’ de sa collection de logos administratifs obsolètes à côté de quelques exemplaires de ses ‘achats à répétition’ agrémentés d’une série d’imprimés psychédéliques et de portraits de Scooter. Les badges sont présentés sur des bibelots et du mobilier en polystyrène comme des motifs décoratifs, des boutons qui se propagent, contaminant de leurs couleurs vives nos carrières toujours à redynamiser. Le badge peut se porter individuellement sur vêtement, ne pas avaler !

Jacques André a déjà collaboré avec Komplot, en 2004, pour le projet VOLLEVOX avec une vidéo performative mixant le ‘minable music hall’ de Jacques Lizène avec de l’Acid. Cette attitude de médiation qui lui est propre était également manifeste dans l’installation qu’il a présenté à la Biennale de Busan cet automne, dans l’exposition ‘Ici et maintenant’ à Tour & taxis (2001), dans ‘Playlist’ au Palais de Tokyo (2004) ainsi que dans son livre ‘Voyage du temps perdu’, publié aux éditions du Souffle (2003). Jacques André a collaboré avec Jean-Paul Jacquet sur des projets au Palais des Beaux-Arts, pour BXL-MINI-FM (2000), dans l’exposition ‘Allias’ (2002) avec l’édition du CD de Lizène et une installation et plus récemment, sur la radio internet d’Alias. Il est membre du collectif musical Electrosold et du Fan Club Orchestra avec lesquels il a fait des concerts, des programmes radio, du Dj’ing et des disques.

4) Freek WambacqGravures sur pommes

 

FR:

Le travail de Freek Wambacq est essentiellement sculptural. Il pense, regarde et agit comme un sculpteur. Avant tout, il y a le matériau qui constitue en lui-même un choix sculptural: en l’occurrence des matériaux de construction et de bricolage. Ses choix découlent principalement du contexte socio-culturel des matériaux. La décision de laisser l’exécution des sculptures à quelqu’un d’autre répond à son souhait de respecter le contexte propre au matériau. Le matériau de construction n’est pas utilisé pour y insérer des connotations métaphoriques, mais bien pour être au plus proche de l’usage et de l’organisation du matériau de départ. Ses œuvres sont souvent intégrées à l’architecture des lieux d’exposition, mais il existe aussi des sculptures plus petites partant d’un langage sculptural plus classique.

Pour cette exposition, Freek Wambacq propose une édition de quinze dessins gravés au laser sur des pommes. Ces multiples seront présentés avec une série de dessins de bâtiments et de sculptures publiques réalisée à partir d’une image de la maquette utilisée pour la construction de la ville Gibellina Nuova, en Sicile. L’ancienne Gibellina a été détruite en 1968, lors d’un tremblement de terre. Une nouvelle ville a été construite comme un musée en plein air, avec des sculptures permanentes parsemées tout au long des rues et des bâtiments également très sculpturaux. Ce concept de rêve en béton créé principalement par des artistes et des architectes italiens contemporains a paru bien trop idéaliste et a résulté en un désastre urbanistique. Les dessins des bâtisses de cette ville fantôme utopique sont comme des cartes postales renvoyant le regardeur à sa propre précarité.

5) Jacques Lizène

FR:

Par Jean-Michel Botquin, vendredi 2 mars 2007 

Le Bonheur, on le sait, est une épicerie audiovisuelle bruxelloise qui mérite plus qu'un détour. Komplot, pour sa part, est une jeune association curatoriale. Et Komplot complote avec bonheur. Voilà dans le cadre du projet "Happy x (n)", axé sur le multiple et la performance, Estelle Lescaille qui invite Jacques Lizène pour une exposition annoncée en ces termes :


Trublion de la scène artistique belge contemporaine, autoproclamé «artiste de la médiocrité comme art d'attitude», Jacques Lizène (°1946, Liège) n’a eu de cesse de produire des œuvres inintéressantes, vaguement humoristiques et souvent déplaisantes. Aucun style n’est revendiqué à part la volonté explicite de rater et d’éliminer ce qui pourrait devenir séduisant. Sa vision du monde passe par le détournement de termes tels que génétique et syncrétique et prend source dans cet autodénigrement quotidien dont il a fait sa vie. Ces interrogations génétiques, véritable bestiaire multiforme, sont une galerie de portraits de croisements les plus variés qui démultiplie la question fondamentale de la procréation. Après sa participation à Tas d’esprit organisé par Ben à Paris à l’automne 2006 et son exposition solo "Frontière cordiale" à la galerie Nadja Vilenne à Liège, le petit maître nous délectera ici d’une performance inefficace qui mixe ses différents projets de 1971 à 2006 de tentatives de domptage d’une caméra au minable music hall ainsi que d’une série de petits dessins médiocres.


Jacques Lizène, le soir du vernissage, a donc dompté une caméra (1971) et posé quelques gestes tout aussi nuls les uns que les autres. Au mur, il a accroché une double hélice génétique (1971, remake 2007) de photocopies de petits dessins médiocres façon 1964. Nul, mais à voir jusqu'au 31 mars du lundi au samedi de 11 à 19h, au Bonheur, 196 rue Antoine Dansaert.

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